Comment nos conditionnements nous éloignent de notre épanouissement – et comment en sortir, à partir de mon expérience et de celle de Thomas d’Ansembourg.
avril 2026
"Tout être humain a un chemin de vie, une boussole intérieure pointée vers l’épanouissement. Puis, un jour, nous quittons ce chemin. Pas par choix, mais parce que la société, les attentes, les ‘tu ne peux pas’ nous en éloignent. Résultat ? Nous nous retrouvons dans un cercle infernal, à nous demander : ‘Mais qu’est-ce que je fais là ?’"
Ces mots, ce sont ceux de Thomas d’Ansembourg, lors d’une conférence à laquelle j’ai assisté récemment. Ancien avocat comme moi, il a mis des mots sur ce que j’avais vécu sans pouvoir l’exprimer : nous sommes tous, à un moment ou un autre, piégés par des programmations autobloquantes – ces schémas invisibles qui nous détournent de ce qui fait sens pour nous.
Pendant 45 minutes, il a décrit ce déchirement intérieur : d’un côté, le chemin de vie que nous avons abandonné sans même nous en rendre compte ; de l’autre, la réalité dans laquelle nous nous débattons, convaincus que c’est "la vie normale". Entre les deux ? Un gouffre rempli de pensées limitantes, de messages toxiques, et surtout… l’illusion que nous n’avons pas le choix.
Puis il nous a décortiqué, pendant 45 autres minutes, ces programmations autobloquantes, les effets qu’elles avaient sur nous et comment en sortir.
Je me suis reconnue dans chaque mot. Parce que j’ai été cette enfant joyeuse, cette avocate épuisée, cette femme qui a explosé avant de se reconstruire. Et aujourd’hui, en tant que coach, je vois ces mêmes pièges chez mes clients – dirigeants, avocats, entrepreneurs – qui, malgré leur succès, ont l’impression de courir après quelque chose qu’ils ne parviennent jamais à attraper.
Parmi ces pièges, je vais m’attarder sur : le goût du malheur et la culture du combat. Deux programmes qui, séparément ou ensemble, nous empêchent de vivre alignés. Et dont on peut se libérer… à condition de les voir.
Pour le reste, je te conseille d’aller lire son livre “Te changer TOI peut TOUT changer” 😉
Le goût du malheur, c’est cette étrange tendance à :
C’est comme si notre cerveau était programmé pour saboter notre propre sérénité, par peur de la déception ou par habitude de la souffrance.
Pendant des années, j’ai cru que le stress était la preuve que je faisais bien mon travail. Un dossier clos sans urgence ? Une journée sans conflit ? Méfiance. "C’est trop calme… ça cache quoi ?" J’avais intériorisé que le bien-être était suspect, voire illégitime.
Un client m’a un jour demandé : "Guylaine, tu nous aides à voir le positif… mais est-ce que tu te l’autorises, toi ?" Cette question m’a stoppée net. J’avais fait du malheur un compagnon de route. Et pire : je l’avais rendu utile. "Grâce à lui, je suis forte. Grâce à lui, je suis préparée."
Sauf que non. Le malheur ne prépare à rien. Il épuise.
La culture du combat, c’est l’idée que :
Pour les avocats (et je parle en connaissance de cause), ce schéma est redoublé :
Parce que le combat, c’est notre zone d’excellence. C’est ce pour quoi on nous a formés, récompensés, admirés. Lâcher les armes, c’est comme perdre notre super-pouvoir.
Quand j’ai quitté le barreau, j’ai réalisé à quel point j’avais confondu "me battre" et "vivre". Mon cerveau était en mode "procès permanent" – même pour choisir un restaurant. "Et si c’est nul ? Et si on se fait arnaquer ? Et si…" La liste des "et si" était infinie.
Un jour, j’ai compris : je ne vivais pas. Je survivais, en état de guerre permanente.
Prends une feuille et écris :
→ L’objectif : Rendre visible l’invisible. Ces schémas perdent leur pouvoir quand on les nomme.
Délimite un espace-temps où tu désactives le mode "défense" :
→ Le but : Réapprendre à ton système nerveux qu’il existe d’autres façons d’être au monde que la guerre ou la méfiance.
La première fois que j’ai passé une journée sans me battre, sans anticiper le pire, sans me méfier du bonheur… j’ai eu l’impression de tricher. Comme si je volais ce moment à quelqu’un d’autre.
Puis j’ai compris : le vrai gaspillage, c’était de passer ma vie en guerre contre des ennemis imaginaires.
Aujourd’hui, je travaille avec mes clients sur deux questions clés :
Quel est le programme qui te parle le plus ? Le goût du malheur ou la culture du combat ?
Partage tes prises de conscience en commentaire – ou tes astuces pour en sortir. Parce que la première étape, c’est d’en parler.
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